Consulter les recommandations préalables à toute démarche d'éducation de la santé

Expert : Valérie Toscano (psychologue : UGECAM Bourgogne-Franche-Comté)

Quelques recommandations préalables à toute démarche d’éducation autour de la santé, plus particulièrement de l’alimentation et l’activité physique à destination d’enfants souffrant d’une faiblesse de l’efficience intellectuelle.

Recommandations

  • La formation et l’accompagnement des professionnels afin de partir de recommandations validées scientifiquement, afin d’éviter toute intervention selon leurs propres représentations et croyances
  • Evaluer le fonctionnement de la collectivité où l’enfant est accueilli : quelles règles ? Qui cuisine ? Comment ? Peut-il se resservir ? Doit-il finir son assiette pour ne pas gaspiller ? L’équipe est-elle cohérente ou est-ce selon les personnes ? Où se passent les repas ?
  • Vérifier l’adhésion des parents (ou de la famille d’accueil) à ce projet : se sentent-ils concernés ? Sont-ils prêts à s’impliquer ? L’enfant ne peut pas être déloyal vis-à-vis de sa famille, il a besoin d’un accord et d’un soutien ?
  • Vérifier le fonctionnement familial autour de l’alimentation: type de cuisine, où se passe le repas, interdiction de gaspiller, qui sert ? Doit-il finir son assiette ? et de la pratique d’activité physique
  • Respecter la culture familiale
  • Vérifier si l’enfant se sent concerné par le thème qu’on lui annonce et énonce
  • Avoir connaissance des compétences cognitives de l’enfant (demander au psychologue) pour cibler le niveau de compréhension, de vocabulaire, les capacités d’abstraction et le type de support à utiliser pour appuyer la parole
  • Besoin de supports visuels pour soutenir la compréhension? Pictogrammes, langue des signes, Makaton,…
  • Connaître les capacités motrices et psychomotrices (demander au psychomotricien et à l’enseignant activité physique adapté)
  • Demander au médecin si des éléments de l’anamnèse médicale peuvent expliquer le trouble alimentaire : syndrome (paralysie faciale, absence de sentiment de satiété,…) ? Autisme ? Grand prématuré ? Problème de mastication ? Hyperactivité ? Trouble de l’attention ? L’impact d’un traitement médicamenteux sur la sensation de faim et le sentiment de satiété ?...
  • Profil sensoriel effectué. S’il a été repéré des particularités comme une sélection des aliments, des manifestations de dégout, des haut-le-cœur, des difficultés de mastication,…

 

Ce sont autant d’éléments indispensables à connaître pour élaborer un projet d’accompagnement autour de l’alimentation, auprès d’une population présentant un déficit sur le plan intellectuel qui le rend particulièrement vulnérable et nécessite une approche réfléchie et adaptée.

 

 

 

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